Mis au point par un ingénieur français du nom de Jean Bertoux en 1892, le side-car est un tricycle à moteur doté d’un panier sur le côté, destiné à accueillir un éventuel passager. Son succès date de la Seconde Guerre Mondiale lorsque l’armée allemande, désireuse de doter ses soldats d’un moyen de locomotion rapide et maniable pour surprendre l’ennemi, fait appel au constructeur BMW.
Celui-ci lui soumet alors un premier prototype la BMW R75, qui allait devenir le fer de lance de l’efficacité de la Blitzkrieg. Bicylindre de près de 746 cm³, celle-ci développait assez de puissance pour filer à près de 92km/h, ce qui constitue un véritable exploit à cette époque.
A partir de cette expérience allemande, l’architecture du side-car était axée au fil des années sur trois points essentiels dont ce qu’on appelle la « précession » qui définit l’écart optimal de la roue du panier (ou side) par rapport à la roue arrière de la moto.
Ensuite, le « pincement » qui se rapporte au réglage de l’angle que doit former la roue du panier avec le plan vertical du véhicule. En effet, pour un maximum de stabilité lorsque le side-car est en mouvement, il est impératif qu’il n’y ait pas de parallélisme entre les deux roues.
Enfin, le « carrossage », très important pour l’équilibre du véhicule, est une légère ouverture d’angle entre le plan vertical du side et celui de la moto pour que puisse se jouer une correction automatique de trajectoire par géométrie variable lorsque l’ensemble est en mouvement.
A l’instar des motos traditionnelles, les side-cars se déclinent aussi aujourd’hui en différents types selon les activités auxquelles ils sont destinés.
Ainsi, pour les amateurs de tourisme et de grande virée, il existe toute une gamme de side-cars de luxe, intégrant toute la panoplie de confort nécessaire du type fermeture intégrale, lecteurs DVD, ceinture de sécurité, coffres à bagages…
Parmi les marques les plus réputées de cette catégorie, on peut citer entre autres, « Zeus », « Produc’side » ou encore « Watsonian ». Pour assurer à ces machines une tenue de route impeccable, les constructeurs les dotent la plupart du temps de deux roues directrices et d’une architecture tubulaire différente de celle d’un modèle classique.
Outre ces modèles GT, les side-cars sont aussi présents en compétition. Différents modèles, comme « Seymaz » ou « Icr », sont conçus pour affronter les pistes tandis que d’autres sont spécialement élaborés pour les compétitions de trial ou de cross.
Le side-car a aussi ses modèles de type formule 1, caractérisés essentiellement par leur châssis rallongé et leur cylindrée de plus de 1 000 cm³. Par ailleurs, des versions F2 de 600 cm³ existent également.